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10 ASTUCES POUR FINANCER UN VOYAGE À VÉLO LONGUE DISTANCE

10 ASTUCES POUR FINANCER UN VOYAGE À VÉLO LONGUE DISTANCE

Partir pour un long voyage suppose évidemment un effort financier. Mais en Afrique, voyager en vélo n’est pas si cher! J’ai un budget de 10 eur par jour, soit 300 euros par mois maximum! Sans compter le billet d’avion aller-retour ni les frais des visas, nécessaires pour de nombreux pays.
Comment faire pour financer son voyage et faire durer ses économies?

1. Limiter les frais dans son pays d’origine: évidemment je n’ai pas de logement, donc pas de loyer à payer ou pas de prêt à rembourser. Je garde mes affaires dans un garde-meubles que je loue au mois. A mon retour, je loge chez des amis ou de la famille avant de retrouver un logement ou repartir travailler à l’étranger.

2. Économiser quand je travaille: je travaille de 4 à 6 mois par an comme guide accompagnatrice. Mes frais de logement et repas sont payés quand je suis avec mes clients, c’est à dire la plupart du temps! Cela me permet d’économiser une grande partie de mon salaire.

3. Mener une vie simple: je peux économiser car je n’ai pas besoin de beaucoup pour vivre. Je n’ai certes pas le téléphone le plus moderne et mes paires de chaussures se comptent sur les doigts d’une main! J’aime vivre sans superflus. Et c’est aussi comme ça qu’on m’a éduquée.

4. Transport gratuit ou presque: je voyage en vélo, donc pas de frais de transport! Seulement le billet d’avion si tu ne pars pas depuis ton lieu de résidence. J’aurais bien voulu partir depuis Barcelone mais je manquais de temps! Et puis les frais de taxi le jour de mon arrivée au Caire, il faisait déjà nuit alors pas question de rouler. En plus, mon vélo est moitié démonté dans son carton. Je prends donc un taxi avec le vélo sur le toit jusqu’à mon auberge. La même chose le jour de mon départ. Je préfère démonter mon vélo au calme avant de partir à l’aéroport ou la veille plutôt que de rouler et le démonter avec le stress du départ à l’aéroport.
Sinon, je fais tout en vélo, même en ville! J’ai quand même dû prendre le bus au Kenya pour traverser une zone où des bandits armés volent régulièrement les véhicules avec violence, et en Tanzanie pour traverser le parc naturel de Saadani, et puis quelques trajets en bateau, pour traverser la frontière entre l’Égypte et le Soudan et traverser le Nil parfois en barque.

5. Camper ou dormir chez l’habitant: j’emporte avec moi une tente, un matelas gonflable et un sac de couchage. Je dors chez l’habitant quand je me sens à l’aise et je me fais aussi parfois invitée. Je campe autant que possible pour limiter les frais, encore mieux si c’est gratuit: dans la nature, dans les écoles, chez l’habitant, dans les stations service, restaurants, chez les soeurs ou la police! En general, il est facile de trouver un endroit pour dormir, même dans les zones desertiques ou reculées.
Je campe aussi dans des campements établis ou jardins d’hotels plus ou moins luxueux: prix souvent réduits après avoir négocié: quelques euros pour pouvoir utiliser les sanitaires. Parfois il n’est pas possible ou agréable de camper, notamment lors de la saison des pluies dans certaines zones, où je suis trempée et les bois innondés. Presque partout il existe des hotels ou auberges à petits prix, qui servent notamment pour les routiers, commerçants, voyageurs, etc. Certains établissements sont aussi utilisés par les locaux comme “love hotels”… Il faut s’y “habituer”.

Nuit chez les bédouins au Soudan

6. Manger local: je trouve des restaurants locaux partout ou presque, et vraiment pas chers. Pour 1 ou 2 euros par repas. Parfois moins. Si je traverse une zone désertique alors je prévois d’emporter de la nourriture dans mes sacoches: boites de conserve, pain, biscuits, céréales, fruits et légumes, et je mange froid! Je ne suis pas difficile et mange de tout. Je peux aussi manger plusieurs jours de suite la même chose sans me fatiguer, comme le ful au Soudan, l’ougali en Afrique de l’est, ou les “baked beans” en Namibie… Parfois je compense avec un meilleur repas dans un endroit plus touristique ou une grande ville où la nourriture est plus variée. J’ai aussi la chance de me faire inviter assez fréquemment!

Injerha en Éthiopie

7. Limiter les visites et excursions payantes: sinon, le budget est vite attaqué. Je choisis selon les pays. J’ai visité beaucoup de temples en Égypte, mais le prix de l’entrée est dérisoire. Au Soudan, presque tous les sites sont gratuits. Je connais aussi déjà quelques parcs nationaux lors de précédents voyages en Afrique et décide donc de ne pas y retourner. Je fais quelques excursions au Botswana et visite quelques parcs nationaux en Namibie et en Afrique du Sud, un peu plus chers pour mon budget.

Pyramides Jebel Barkal: visite gratuite, il n’y a même pas de gardien!

8. Acheter sur les marchés: produits d’hygiène et vêtements d’occasion à bons prix sur les marchés locaux. Je fais aussi réparer un rayon cassé dans une petite boutique du marché de Livingstone en Zambie, pays où le vélo est très utilisé!

9. Éviter les lieux touristiques et grandes villes, en général, le coût de la vie et des hotels y sont plus élevés et il y a aussi plus de tentations (nourriture occidentale, bars, etc).

10. Être renseigné des prix pratiqués et des taux de change pour éviter les arnaques et pouvoir négocier.

Certaines personnes m’ont encouragée à devenir une “nomade digitale” c’est à dire travailler sur un blog et gagner des revenus grâce à son contenu, articles ou videos, mais les conditions rudimentaires (manque de connexion et parfois d’électricité), la fatigue après une journée de vélo et le temps que j’aurais du y dédier pour les modiques revenus m’ont vite dissuadée! J’ai aussi envie de profiter pleinement de l’expérience et du voyage et surtout d’être LIBRE!!!

LONG VOYAGE À VÉLO EN AFRIQUE: QUESTIONS FRÉQUENTES

LE SOUDAN À VÉLO: UNE BELLE AVENTURE