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CAMPING SAUVAGE OU BIVOUAC: QUELQUES CONSEILS

CAMPING SAUVAGE OU BIVOUAC: QUELQUES CONSEILS

Ciclo-voyageuse et randonneuse, j’aime être autonome. C’est pour cela que j’ai appris à dormir dans la nature. En vélo ou à pied, je ne couvre pas assez de distance pour trouver un hotel, camping ou refuge tous les jours de toute façon. Cela me donne aussi plus de liberté, je ne dépends de rien ni de personne pour trouver un endroit pour dormir.

Au début, il est vrai qu’on peut se sentir un peu exposé. Les premières fois, je n’étais pas à l’aise de dormir seule au milieu de nulle part mais en suivant quelques lignes directrices, tu veras que ce n’est pas si dangereux et tu vas te sentir très libre! Finalement je m’habitue vite et c’est très plaisant de dormir sous des milliers d’étoiles au milieu de la forêt ou dans le désert, dans un décor souvent magnifique et avec les bruits de la nature. En Namibie, je dors même entourée de zèbres de montagnes et d’oryx!

Mais le camping sauvage n’est pas autorisé et n’est pas sûr dans tous les pays! En plus, si tu voyages à vélo, certaines zones sont très peuplées, surtout le long des routes, et il peut être compliqué voir impossible de trouver un petit coin tranquille pour y planter sa tente…

Bivouac sur une plage de Norvège avec le soleil de minuit

– Je choisis un endroit plat et sec, quelque peu éloigné des rivières et cours d’eau, si possible avec de l’herbe et évitant les cuvettes surtout s’il risque de pleuvoir ! Je m’éloigne aussi des falaises où des roches pourraient tomber sur ma tente surtout après de fortes pluies.

– Je ne pénètre pas sur des terrains privés ou grillagés, on peut avoir de mauvaises surprises pendant la nuit ou le matin. Sauf si tu trouves le propriétaire et qu’il te donne son accord pour y planter ta tente. Ça peut être une bonne option, car il te proposera souvent une place dans sa maison! Si la zone est très peuplée et que la nuit approche, tu peux toujours demander aux locaux de planter ta tente dans le village ou dans leur jardin. J’ai dormi comme cela pas mal de nuits et dans des endroits aussi variés qu’amusants: églises, écoles, station service, comissariats de police, restaurant, place du village, boutique, toilettes publiques (propres heureusement)…

Camping sauvage à Ilet a Bourse
Nuit près du lac Assal, Djibouti

– Je me cache dans la forêt, derrière des buissons, ou en contrebas de la route (certaines routes sont surélevées, on peut se cacher en dessous), et si c’est dans le désert, je m’éloigne de la route pour ne pas être vue des phares de voitures. Il vaut mieux utiliser une petite tente, de couleur discrète, verte ou sombre, qui se fondra plus facilement dans le paysage.

camping sauvage cachée dans les bois

– J’évite les maisons ou bâtiments abandonnés, c’est très glauque et ces endroits pourraient être mal fréquentés.

– Je commence à chercher un endroit pour dormir une heure avant le coucher du soleil mais j’attends le soir (nuit tombée) pour monter ma tente et je suis discrète : je ne parle à personne de mes intentions de camper dans les alentours, je fais attention à ne pas être vue des passants et automobilistes quand je quitte la route, je n’utilise pas de lumière et ne fais pas de feu.

camping sauvage dans le désert Soudan

– Je me renseigne au préalable sur l’éventuelle présence de bêtes sauvages dangereuses avec les habitants de la région. Il est déconseillé de camper dans de nombreuses zones du Botswana par exemple car les animaux sauvages, lions, léopards et éléphants surtout y déhambuelent librement.

éléphant sur la route au Botswana

– Je m’éloigne des habitations, fermes et de tout bâtiment en général ; attention aussi aux chiens domestiques ou chiens de rue qui pourraient aboyer.

– Je cherche si possible un endroit pittoresque d’où je peux contempler le coucher et/ou le lever du soleil, et, avant d’installer ma tente, j’attends quelques minutes pour m’assurer que personne ne me voit, que personne ne vient et que l’endroit semble sûr.

seule dans le désert du Namib…
camping sauvage près du site archéologique de Old Dongola

– Je cache mon vélo aussi ou je le couche tout près de ma tente, attaché avec le cadenas.

– J’utilise parfois maps.me et surtout iOverlander pour trouver des coins sympas et vérifiés par d’autres voyageurs à vélo (ou plus souvent à moto)

– Je ne laisse jamais de trace de mon passage, je ne ramasse pas de bois non plus et je pars tot le matin, au lever du soleil ou avant.

lever de soleil, Djibouti

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