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DJIBOUTI, LA SENSATION D’ÊTRE AU BOUT DU MONDE

DJIBOUTI, LA SENSATION D’ÊTRE AU BOUT DU MONDE

Lors de mon voyage à Djibouti fin octubre 2017, j’ai vraiment eu une sensation de pays du bout du monde et… un gros coup de coeur!

En avion depuis Addis, on atterit dans une zone totalement aride et désertique. La singularité des paysages en fait une destination atypique. Terre d’origine volcanique, on voit encore clairement les coulées de lave pétrifiées qui descendent dans la mer bleue intense. En dehors de la capitale, Djibouti, ville assoupie qui s’anime une fois que le soleil commence à baisser, et Tadjourah, ville côtière tranquille, ce sont de petits villages que l’on trouve avec souvent de simples cases en taules où les locaux élèvent quelques chèvres ou dromadaires. Et puis il y a les lacs: le lac Assal, véritable joyau de la nature avec ses eaux turquoises et sa “plage” de sel que tu auras à toi seul et le lac Abbé et ses paysages lunaires!

Djibouti est un pays encore très peu connu. Deuxième plus petit pays d’Afrique continentale (après le Swaziland), il se trouve dans la Corne d’Afrique, entre l’Erythrée, avec qui les relations diplomatiques sont coupées depuis 2008 (frontière fermée), le Somaliland et l’Ethiopie, deux voisins avec qui les relations sont bonnes. L’Ethiopie dépend du port de Djibouti pour 95% de ses importations-exportations, n’ayant pas d’accès maritime.

Djibouti est caractérisé par une forte présence militaire, de grandes bases y sont installées: français, américains, japonais, italiens et chinois… Les chinois, comme dans de nombreux pays africains sont aussi responsables de grands travaux comme la construction de la ligne ferroviaire qui unira très bientot le port de Djibouti avec l’Ethiopie ou l’exploitation du sel au lac Assal.
Djibouti est aussi doté d’un port très actif et important pour toute la région.

port de Djibouti
port du Ghoubbet, controlé par les chinois
Magnifique lac Assal
Vue sur le lac Assal

QUELQUES DONNÉES

POPULATION: 950 000 habitants, deux éthnies principales: les Issas (60%) et les Afars (35%)
CAPITALE: Djibouti Ville (environ 600 000 habitants soit plus de 60% de la population totale)
SUPERFICIE: 23200 km2 (2e plus petit pays d’Afrique continentale)
MONNAIE: le franc djiboutien (1eur=203djf)
LANGUES: arabe, somali, afar, français. Pour les visiteurs, les personnes agées parlent généralement français, les jeunes ont plutôt tendance à apprendre l’anglais.
INDÉPENDANCE: le 27 Juin 1977 de la France, dernière colonie à obtenir son indépendance, après de fortes tensions politiques et sociales.
RELIGION: grande majorité musulmane

QUE VOIR? QUE FAIRE?

L’office de tourisme situé dans le centre ville peut aider à trouver un guide et dispose d’informations basiques mais n’en attendez pas trop!

DJIBOUTI VILLE

Au ralenti les heures les plus chaudes de la journée, on a plutôt l’impression d’être dans un gros village que dans une capitale. Les boutiques sont concentrées dans les rues du centre ville, certaines rues sont à moitié détruites et poussiéreuses, les bâtiments délabrés contrastent avec de jolies mosquées, ça a son charme. Cela reste une visite agréable et tranquille.
Sur la pointe nord de la ville on trouve le luxueux hotel Kempinski, au nord-ouest le port et au nord-est le Plateau du Serpent, un quartier tranquille où se trouvent quelques ambassades et l’hopital.
Se rendre au marché plutôt le matin ou le soir, au sud du centre ville, tout près de la station de bus. On y trouve de tout, fruits et légumes, mais aussi épices, tissus et couturiers… C’est aussi l’endroit pour trouver un restaurant local où l’on peut manger poulet-spaguettis et jus de fruit naturel pour 500 francs (2,5eur).
On trouve de la wifi dans certains hotels du centre ville, que tu peux utiliser si tu consommes.

Rues de Djibouti
Marché Djibouti
gare routière de Djibouti
Marché de Djibouti
Couturiers au marché de Djibouti

LE LAC ASSAL

Situé une altitude de -155m, le lac Assal est le point le plus bas d’Afrique et le 3e plus bas au monde. C’est aussi le lac le plus salé du monde, plus encore que la mer Morte, avec environ 34% de salinité. Il y a 10000 ans, la superficie du lac était beaucoup plus importante, et en diminuant, la salinité a augmenté. Aujourd’hui le lac a une superficie d’environ 54km2. Autour du lac, on peut vite remarquer une étendue importante de sel, dont la couche atteint jusqu’à 60 mètres d’épaisseur. Le lac est peu profond, 7m en moyenne, 20m de profondeur maximum. Le paysage est unique et magnifique, les eaux vertes du lac contrastent avec le rivage blanc immaculé, où l’on trouve des cristaux de sel, formant parfois de petites stalagmites et autres formes bizarres.
Le climat ici est aride, et les températures sont des plus élevées au monde, pouvant atteindre jusqu’à 55 degrés celsuis! Même en hiver, il y fait très très chaud.

Le sel est extrait depuis des siècles par les Afars, qui le transportent en caravanes à dos de dromadaires, pour le vendre ou l’échanger jusqu’en Éthiopie dans de difficiles conditions.
Les chinois ont aussi une concession pour exploiter le sel qui est acheminé par la route goudronnée jusqu’au petit port du Ghoubbet, à 15km du lac.

caravanes des Afars
exploitation du sel par les Chinois

Comment s’y rendre:

On peut s’y rendre en transport en commun, enfin presque… Car le lac est proche de la route Djibouti-Tadjourah. En tout cas c’est beaucoup moins cher qu’une excursion organisée par une agence ou location de véhicule, à moins d’être un groupe et possibilité de négocier. Seule, on me demande 150 usd… Pas question de payer cette fortune…
Alors, je pars avec ma tente et un petit sac à dos, place Ariba, a qq km au sud du centre ville de Djibouti, prendre un taxi (500 francs) ou un bus local depuis la place Harbi. C’est ici qu’on trouve les mini bus à Tadjourah. Départs fréquents une fois le mini bus rempli, s’il y en a plusieurs, choisir le plus plein, il a plus de chance de partir avant! (logique mais encore faut-il y penser!)
Pour Tadjourah, 1500 francs, même tarif si tu descends avant car ta place ne sera pas occupée. Demande au chauffeur de te laisser au carrefour (au 2e, si tu as maps.me, c’est plus facile de savoir ou descendre…) du Lac Assal. Personne ne descend là, car le lac Assal est perdu au milieu de nulle part et seul qq camioneurs et nomades habitent dans les environs. Environ 100km, 2h de trajet. Depuis le carrefour, il y a encore 15km, à faire à pied ou en stop. A pied, c’est long, en stop, c’est facil depuis la route du bas (2e carrefour), où passent de nombreux camions. Ils font l’aller-retour du lac, où le sel est extrait, au petit port du Ghoubbet, construit et controlé par les chinois. Les chauffeurs sont sympas et si tu leur fais signe, ils s’arrêteront pour t’emmener! L’un d’eux m’a même apporté à manger quand il a vu ma tente le lendemain matin!!!
Si tu campes, éloignes toi du chantier pour être plus tranquille, ils travaillent jusqu’à 20h30!
Si tu ne campes pas, pars de bonne heure pour faire l’aller retour depuis Djibouti…

Pour le retour du lac, le même chauffeur me ramène à la route principale et je fais du stop (car les bus risquent d’être pleins) et un camion de bétails s’arrête et m’emmène à Tadjourah. Pas beaucoup de passage sur cette route, c’est pourtant la route principale qui relie Djibouti de Tadjourah.

en chemin vers le lac Assal
paysage volcanique, vue sur le lac Assal

Conseils pour visiter le lac Assal:

– Le mieux, c’est d’y camper, pour passer la nuit près du lac, voir le coucher et lever du soleil, se baigner et profiter du lieu avant qu’il ne fasse trop chaud (à partir de 9h, ça tape déjà fort, même en hiver…). Avec la lumière de la lune se reflétant sur le rivage blanc, la nuit est magique. Et en plus je suis seule à profiter de ce spectacle. Quelle tranquilité!
Attention, pas de campement, c’est camping sauvage, pas d’eau, ni de sanitaires, ni de boutiques, rien! Faire aussi attention à ne rien laisser sur place!

– ne pas hésiter à se baigner dans les eaux turquoises et limpides, on flotte!!! Prévoir des chaussures d’eau car le sel fait mal aux pieds et peu de profondeur près du rivage, il faut marcher loin pour que l’eau te recouvre.

-Emporter suffisemment de nourriture et d’eau, pour boire (il fait chaud!) et pour se rincer après la baignade, on est vite recouvert d’une couche de sel! Le lieu est totalement désert, on trouve seulement de petites maisons en pierres où vivent quelques familles.

– se protéger contre les moustiques le soir et la nuit (moins en journée), car s’il n’y a pas de vie dans le lac ni dans les alentours, les moustiques, eux sont bien présents…

lac Assal au coucher du soleil

seule…
lever de soleil au lac assal
caravanes de sel
baignade lac Assal
enfants du lac Assal
Lac Assal et sa “plage” de sel
eau turquoise et transparente du lac Assal
lever de soleil sur le Lac Assal
maisons près du lac
souvenirs en cristaux de sel
moi… après la baignade, j’ai une couche de sel impressionnante…
vue de ma tente le matin, camping au lac Assal
Selfie de Samy au lac Assal

LES REQUINS-BALEINES, SNORKEL ET PLONGÉE

De mi décembre à mars, c’est la saison des requins-baleines. On peut en voir avant et même toute l’année parait-il, mais ils sont plus discrets et ne montent pas forcement à la surface. Je me suis rendue à Djibouti pour les voir, debut novembre, et j’ai été très déçue quand on m’a dit que ce n’était pas encore la saison…
Pour le snorkel, la plage des Sables Blancs à Tadjourah est superbe et pour la plongée voir avec les professionnels!

Pour les requins baleines:
Contacter Dolphins, un centre de plongée sérieux certifié PADI, ou Aquamarina. Les deux organisent des sorties en bateaux lorsque les requins baleines sont visibles. Mieux vaut les contacter à l’avance.
Un couple d’expat français m’a aussi conseillé de contacter des pêcheurs locaux à Arta, un petit village à environ 60km de Djibouti, compter aprox 20000 djf par barque (100eur) mais outre le souci de la sécurité des embarcations et en mer, je doute de l’éthique et du respect de la faune (nombre de bateaux par requin baleine, distance d’approche, etc), alors je ne recommande pas!

Coût: Dolphins 110usd/personne
Aquamarina 50usd, sachant qu’il faut un minimum de 10 personnes et ne partent pas forcement tous les jours.

TADJOURAH

Petite ville sur la côte, Tadjourah est très tranquille. Prendre le temps de se promener dans ses rues aux maisonettes blanches, près du port. Tadjourah n’a pas de gros intêret, mais les expats viennent ici à la plage la plus connue de Djibouti: la plage des Sables Blancs, a 7km du centre ville par un chemin en très mauvais état, possibilité de marcher, faire du stop, ou prendre un onéreux tuk tuk (2000 djf). Une petite plage qui n’a pas grand chose d’extraordinaire et dont l’unique hotel est cher pour ce qu’il offre… Une cahute sur la plage, couverte avec un lit dépliable coute 10000 djf pour la demi pension (soit 50eur) et 12000 (soit 60eur) pour la pension complète. Sanitaires propres, repas copieux et très bons, servis dans la cahute. Wifi qui fonctionne bien.
Ça vaut quand même le coup de venir pour le snorkel et pour se détendre quelques jours, l’eau est propre et tranquille. Depuis la plage, les fonds marins sont jolis, on voit une grande variété de petits poissons et quelques coraux en bon état.

Pour le retour de Tadjourah, possibilité de prendre le bus ou le ferry qui part tous les mardis et samedis à 12h30, se présenter au port, au bout de la petite plage de Tadjourah 30mn avant le départ. Étonnement ponctuel! 2h de trajet.

route vers Tadjourah…
…dans le camion de bétail
Snorkel Tadjourah
snorkel Tadjourah
Snorkel Tadjourah
rue de Tadjourah
plage des Sables Blancs
plage des Sables Blancs
Plage de Tadjourah

LE LAC ABBÉ

Le Lac Abbé et ses paysages d’une autre planète doivent être un endroit spéctaculaire mais malheureusement, il n’est pas possible d’y arriver en transport en commun ni en stop. L’unique solution si tu n’as pas de véhicule (4×4, moto ou vélo), c’est de passer par une agence. En demandant les prix, certaines agences me demandent 400usd… par jour! Il faut compter au moins deux jours, cad 800usd… negociables! Pour une voyageuse seule, c’est hors de question… dommage… il faudra que je revienne en vélo pour y aller!

FORMALITÉS

Se renseigner avant le départ car ces informations, datant de décembre 2017, peuvent changer rapidement.

Pour la plupart des nationalités européennes, il est nécessaire d’avoir un passeport valable au moins 6 mois après la date d’entrée et un visa.
Le visa peut se demander à l’ambassade de Djibouti, à Paris, ou Addis Abeba par exemple, ou l’obtenir à l’arrivée A L’AÉROPORT DE DJIBOUTI UNIQUEMENT. Pas de visas délivrés aux frontières terrestres!
Coût du visa: 90usd ou 80eur (oui,ça fait mal)

A l’ambassade de Djibouti à Addis, située dans une petite rue perpendiculaire à l’avenue Bole (menant à l’aéroport, voir maps.me), on donne son passeport le matin à partir de 9h et on le recupère l’après midi, à partir de 14h30. Ils demandent deux potos d’identité, le passeport, un billet de retour, une réservation d’hotel (même bidon ils ne verifient pas), un formulaire rempli et 90 usd en cash.
Pour le visa à l’arrivée, les officiers d’immigration de l’aéroport sont moins strictes. On me demande une adresse (je donne l’adresse d’un hotel au pif trouvé sur ma carte), mon métier, l’argent et voilà! Bienvenue à Djibouti!

Tu vas ensuite au Somaliland et retournes ensuite en Ehiopie par la route? Tu peux faire tes visas à Djibouti, les deux pays ont des ambassades (à côté en plus) dans le quartier du Plateau du Serpent, à côté de l’hopital.

Pour l’Ethiopie, on te demande le passeport, 7200 djf pour 1 mois (approx 35eur), un formulaire, une photo d’identité et le visa est prêt le lendemain. L’ambassade est ouverte tlj sauf vendredis et samedis. Attention, la durée du visa compte à partir de la date d’émission de celui-ci et non pas depuis la date d’entrée en Éthiopie. Je pars ensuite au Somaliland pour une semaine, je n’aurai donc plus que 3 semaines en Éthiopie…

Pour le Somaliland, si tu n’as pas déjà ton visa (d’Addis ou de Londres), il faut le passeport, 100usd (j’ai payé à Londres 30gbp seulement!), deux photos et un formulaire rempli. Visa délivré le lendemain, bureaux fermés aussi vendredis et samedis.

SECURITÉ ET TENUE VESTIMENTAIRE

Djibouti a une grande stabilité politique, c’est pour cela que de nombreuses bases y sont installées. C’est aussi et surtout un endroit stratégique pour les grandes puissances: à l’entrée du Canal de Suez et à proximité d’une zone où persistent de nombreux conflits (Yémen, Somalie).
Pour le voyageur, c’est un endroit sûr, et en tant que femme seule, je n’ai senti aucun danger. Faire attention tout de même aux pickpockets, surtout dans les marchés et dans les endroits très fréquentés.
Pour la tenue vestimentaire, pas d’obligation, mais les femmes seront plus à l’aise surtout au contact de la population locale (en ville, dans les marchés et transports en commun) si elles portent des vêtements longs ou mi-longs, leur couvrant les jambes et les épaules. Les femmes à Djibouti sont voilées, mais le port du voile n’est pas obligatoire pour les non musulmanes et touristes.

LES LOCAUX

Les djiboutiens sont de deux ethnies principales: les Issas (60%) et les Afars (35%), qui ne s’entendent pas entre eux d’ailleurs, quelques tensions eurent lieux dans les années 90. Les deux ethnies sont nomades par tradition, même si de nos jours il y a une forte tendance à la sédentarisation.

Petit village de nomades

Même si Djibouti accueille des bases militaires étrangères et possèdent un port très actif, les ressources ne sont pas redistribuées à l’ensemble des habitants et beaucoup de djiboutiens, surtout en dehors de la capitale, vivent dans des conditions misérables. Ce sont cependant des gens très aimables et hospitaliers, toujours prêts à aider le voyageur.

Village

Tous les djiboutiens (hommes) sont addictes au khat, une plante importée légalement d’Ethiopie dont les feuilles très amères se machent, drogue douce qui excite dans un premier temps avant de provoquer une forte somnolence. On en trouve partout dans de petits stands, où les feuilles sont protégées de la chaleur par une couche de jute épais et humide.

Vendeur de khat

QUAND SE RENDRE A DJIBOUTI?

Djibouti a un climat désertique, la meilleure saison pour s’y rendre est d’octobre à mars. En dehors, il peut faire très très chaud.

OÙ CHANGER DE L’ARGENT?

On trouve des ATM facilement à Djibouti ville, dans le centre, mais pas ailleurs!!!
Pour changer du cash, s’adresser aux femmes qui sont assises à chaque coin de rue dans le centre ville, ou changer dans un des bureaux de change en ville.
A l’aeroport, un ATM mais pas de bureau de change ni de banque!
A Tadjourah, c’est plus compliqué, demander à l’hotel des Sables Blancs pour changer du cash, pas d’ATM.
Les euros et dollars surtout sont accéptés avec facilité, mais prix plus élevés en monnaie étrangère.
Change approximatif de novembre 2017:
1EUR=203DJF
1USD=178DJF

COUT DE LA VIE

Djibouti est un pays cher comparé à ses voisins africains. On la surnomme parfois le “Dubai” d’Afrique.
Taxi: de 500 à 1000 djf selon la distance, 2000 depuis l’aérport au centre ville
Bus Djibouti-Tadjourah 1500 djf
Ferry Djibouti Tadjourah 700 djf
Repas dans un restau local a Djibouti 500 djf, 200 djf dans un village
Soda 100 djf à Djibouti, 50 djf dans un village
pastisserie à Djibouti (excellente) 200 djf
café dans un restau avec wifi ou hotel 400 djf

OÙ DORMIR?

A Djibouti, je dors chez un français très sympa et arrangeant que je contacte grace à Couchsurfing. Sinon, un hotel te coute dans les environs de 50 euros.
Au Lac Assal, je campe gratuitement. Pas d’hotels, tu peux peut être dormir dans l’une des maisons locales, question de négocier.
A Tadjourah, je sors le portefeuille… Hotel sur la plage des Sables Blancs, 10000 djf soit 50eur pour la demi pension.

Camping au Lac Assal

TRANSPORT

A Djibouti ville, un réseau important de minibus circule entre les différents quartiers de la ville (50dfj, prix selon la distance). Un taxi coute de 500 à 1000 djf selon la distance, négocier!
Entre Djibouti et Tadjourah, il existe des mini bus qui partent depuis la place Ariba tout au long de la journée une fois pleins. Choisir le plus plein s’il y en a plusieurs, tu auras plus de chance de partir avant! 1500dfj et la route est assez bonne, goudronnée tout le long. Beaucoup de camions jusqu’au carrefour de la route qui mène en Éthiopie (marchandises transitant par le port de Djibouti de/vers l’Éthiopie), mais après ce carrefour, très peu de traffic. Comptez environ 3h de trajet.
Un ferry (offert par les japonais) relie aussi les deux villes deux fois par semaine, les mardis et samedis, il part à 9h de Djibouti, arrive à 11h et repart de Tadjourah à 12h30. Durée 2h. Se présenter 30mn avant mínimum pour l’embarquement, départ à l’heure. Il charge aussi véhicules et marchandises.
Il est facile et sur de faire du stop sur la route principale, si on a de la patience.

dans le ferry Tadjourah-Djibouti

Pour se rendre à la frontière de Loyada, à seulement 20km de Djibouti, des véhicules (genre camionettes et camions) partent une fois pleins depuis l’avenue 26, au sud du centre ville. Pas de guichet ni d’agence, les véhicules sont garés dans la rue.
Si tu vas a Hargeisa au Somaliland, le prix est de 7000 djf que tu paies au chauffeur à Djibouti, demande lui de te montrer ton chauffeur somalí une fois arrivés à la frontière car tu vas changer de véhicule et chauffeur. A la frontière djiboutienne (Loyada), tu passes le contrôle de passeport dans un petit batiment, marche 500m entre les deux pays et arrive au poste de frontière du Somaliland. Après avoir passé le poste d’immigration au Somaliland, tu changes de véhicule, pour embarquer dans un gros 4×4 pour faire la “route” ou plutôt la piste ensablée jusqu’à Hargeisa (d’où le prix élevé). Plus d’info sur le Somaliland dans un prochain article!
Ne pars pas trop tot de Djibouti, car les 4×4 du Somaliland partent de nuit, à 19h depuis le petit village à la frontière. Ne pars pas trop tard non plus car les bureaux de la frontière ferment à 18h. Loyada est à 30mn de Djibouti, tu peux donc partir entre 15h et 16h30 approx.

VISA POUR LE SOUDAN: FACILE DE L’OBTENIR A ASSOUAN

LE SOMALILAND: CE N’EST PAS LA SOMALIE!!!