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FIDJI À VÉLO

Fiji est un paradis de 333 iles dispersées au milieu de l’Océan Pacifique, à environ 2000km de la Nouvelle-Zélande et 2500km de l’Australie. On pense tout de suite aux plages paradisiaques mais l’archipel est aussi caractérisé par l’hospitalité de ses habitants! BULAAAA!!! est le mot qu’on entend partout, et toujours prononcé haut et fort d’une manière chaleureuse. Bula signifie “la vie” en fidjien, c’est aussi le bonjour, la bienvenue aux visiteurs arrivés de loin!

Nous aurons le temps de découvrir cet archipel puisque nous y resterons bloqués 6 mois pendant la crise du covid…

Voici la carte de notre périple à vélo à travers les 3 iles principales de Fidji!

Si tu cliques sur les épingles, tu peux voir quelques-unes de nos photos!

+++ Photos en cours d’édition +++

POURQUOI FIDJI À VÉLO

Antoine et moi avons fini notre périple à vélo en Nouvelle Zélande. Nous cherchons maintenant une destination un peu plus exotique. J’ai toujours voulu découvrir les iles du Pacifique, et en particulier Fidji, qui me reste dans la tête après avoir vu un prospectus dans une auberge de jeunesse un jour à Sydney. Les prix annoncés des hotels sur les ilots semblaient accessibles, c’est assez rare pour le Pacifique!

Depuis la Nouvelle Zélande, les vols sont relativement abordables, avec un vol par jour de Fiji Airways, qui ne nous prend même pas de supplément pour embarquer nos vélos! Je ne trouve pas trop d’info sur Fidji à vélo, ce ne doit pas être très courant pour une destination “plage” et avec des iles aussi petites. De plus, il existe un risque de cyclones à la période où on part (en plein dedans), de fortes pluies, et de chaleur. Mais comme j’aime bien l’aventure et les voyages différents, nous décidons de faire les 3 plus grandes iles à vélo. J’aime aussi la liberté de pouvoir pédaler dans des iles ou aucun touriste ne s’attarde vraiment!

Nous découvrons ainsi Fidji loin des hotels de luxe et des resorts “tout inclus” et nous avons la chance d’expérimenter l’hospitalité fidjienne!

Cycling Vanua Levu

L’HOSPITALITÉ FIDJIENNE

La plupart des touristes qui viennent à Fidji arrivent d’Australie et de Nouvelle Zelande pour aller “s’enfermer” dans des resorts de luxe sans connaitre vraiment ses habitants. Ils cherchent plage, soleil et farniente. Dommage, car les Fidjiens ont le coeur sur la main, ils ont véritablement le sens de l’hospitalité comme dans très peu d’endroits dans le monde (je ne dis pas ça pour dire, j’ai voyagé dans plus de 100 pays pour pouvoir juger!). Les gens sont chaleureux, authentiques et vous invitent spontanement chez eux sans rien attendre en retour.

Nous sommes hébergés de nombreuses fois par des familles fidjiennes lorsque nous nous arrêtons dans un village ou bien sur le bord des chemins. Les gens sont d’autant plus accueillants quand ils nous voient arriver à vélo, chose qu’ils n’ont pas vraiment l’habitude de voir!

Cali’s house Vanua Levu

POPULATION

L’archipel compte environ 930 mille habitants.

80% des habitants vivent dans les 2 iles principales, Viti Levu (65%) où se trouvent les deux plus grandes villes du pays: Suva, la capitale et Lautoka, et Vanua Levu (15%). Parmi la population, 56% sont des Fidjiens natifs et 38% des “Indo-fidjiens”: Fidjiens de nationalité mais d’origine indienne, arrivés au 19e siècle pour travailler principalement dans les champs de canne à sucre durant la colonisation britannique.
L’Indépendance est acquise en 1970 des Britanniques et Fidji est membre du Commonwealth.

Les langues officielles sont l’anglais, enseigné dès le plus jeune age à l’école primaire et parlé par tous couramment, le fidjien et le hindi des Fidji.

La plupart des habitants sont chrétiens (64%) principalement protestants. 28% de la population est hindoue, d’où la présence de temples colorés dans certaines villes. Celui de Nadi est le plus grand du Pacifique Sud et très interessant à visiter. La religion est très importante à Fidji, le dimanche est le jour de repos, l’activité cesse et tout est fermé! sauf les églises! Ça chante, surtout le matin et le soir. Les musulmans eux, sont seulement 6% de la population, la plupart des Indo-fidjiens du Gujarat.
Toutes les religions à Fidji vivent ensemble et se respectent parfaitement.

Holi à Fidji

GÉOGRAPHIE

L’archipel est composé de 333 iles, dont seulement 106 sont habitées en permanence. Viti Levu, la plus grande représente 57% de la superficie totale, et Vanua Levu, la 2e 30%.
D’origine volcanique, le relief est montagneux, avec des pics pouvant atteindre plus de 1000m d’altitude.
Le climat est tropical, la température ne connait pas de grandes variations tout au long de l’année. Il fait plus chaud en saison des pluies: de novembre à avril et plus frais de mai à octobre, même si la température reste très agréable. Des cyclones balayent parfois les iles durant la saison des pluies.

LES VILLAGES FIDJIENS: LA VIE EN COMMUNAUTÉ

A Fidji, dans les villages, la vie se fait en communauté. Je suis surprise car c’est inhabituel pour nous en Europe de voir ce mode de fonctionnement. Les habitants d’un même village respectent l’autorité du chef du village, dont le titre est transmis la plupart du temps de père en fils.

Les femmes s’entraident entre elles, cuisinent aussi souvent ensemble dans d’énormes marmites installées dehors entre plusieurs maisons ou dans le centre du village.

L’entretien du village et les travaux publiques, comme la rénovation de l’école ou de l’église, se font également par les hommes du village qui doivent alors se rendre disponibles pour ces taches. Le chef du village a un représentant qui est chargé d’annoncer publiquement les nouvelles: naissances, décès, organisation des taches communes, etc. à tous les habitants. Cette figure est généralement une personne importante aussi.

Lorsqu’un visiteur arrive dans un village, il est de coutume de passer en 1er lieu chez le chef du village pour lui présenter le “sevusevu”, un petit cadeau sous forme de “kava” (voir plus bas). Il nous souhaite alors la bienvenue, nous donne sa bénediction et son autorisation de rester sur son “territoire”.

Il est de coutume de porter le “sulu” pour les femmes, même étrangères: un paréo qui couvre les jambes. Les femmes sont au service de leur mari et parfois de manière un peu extrême: lorsqu’elles chassent les mouches pendant que Monsieur mange, ou finissent les restes une fois que Monsieur est rassasié!

Il n’est pas rare dans une maison de trouver plusieurs générations. L’homme le plus agé a alors l’autorité sur toutes les personnes vivant sous le même toit.

Les maisons fidjiennes sont en général très simples, avec peu de mobilier: un lit pour les couples, parfois un canapé et une table de cuisine. Sinon, les repas se font par terre, sur les nattes qui recouvrent le sol de toute la maison. Les enfants dorment aussi d’habitude par terre sur les nattes. Les toilettes et la douche sont souvent à part, dehors dans une petite cabane.
Des paréos aux couleurs vives des tropiques ou aux motifs du drapeau fidjien décorent les murs. De vieux téléviseurs sont parfois laissés sur les seules armoires ou étagères de la maison. Le toit est souvent en tole et le plancher surelevé de pilotis pour éviter les inondations fréquentes en saison cyclonique.

Old TVs
Decoration Fiji

LA CÉRÉMONIE DU KAVA

Le kava est traditionnel dans tout l’archipel et dans une bonne partie des iles du Pacifique. Il est extrait d’une racine qui pousse dans les zones tropicales, à Fdiji notamment. Il prend d’ailleurs une grande place sur les étals des marchés, sous forme de racine ou bien déjà moulu et empaqueté. De la racine, on fabrique la poudre de kava. On entend d’ailleurs souvent les hommes piler les racines dans les villages. Cette poudre est ensuite placée dans un tissu, et on la laisse infuser dans un grand bol d’eau froide.
Le liquide, de couleur grisatre, est ensuite bu à tour de role dans un petit recipient en noix de la coco par les participants de la cérémonie, assis en arc de cercle autour du grand bol.
Le kava, qui a un gout de terre poivrée, (c’est degueu…) aurait des effets anesthésiants, euphorisants voire même hypnotiques quand on en boit en quantité importante.
Le kava est bu régulièrement par les hommes l’après midi ou le soir et il ne manque jamais les week-ends ou lors d’évènements importants. Nous sommes très souvent invités à joindre une cérémonie le soir chez les gens qui nous hébergent.

Kava ceremony

FIDJI TIME

Une expression bien répandue à Fdiji! Il s’agit du rythme de vie des fidjiens, qui ne se pressent généralement jamais. Lors d’un rendez vous avec des amis, l’heure est tout le temps approximative. “Fidji time” fait aussi allusion au moment présent, profite car demain est un autre jour!

L’ALIMENTATION

La cuisine fidjienne est en général assez pauvre! Surtout du point de vue européen! Elle est basée principalement sur des plantes poussant à Fidji. Je parle ici bien sûr de la vraie vie locale fidjienne. La nourriture servie dans les hotels de luxe et resorts est évidemment bien différente!

Le taro: ou la songe, un tubercule poussant dans les zones humides, on le mange bouilli, on mange également la feuille, cuite et servie en purée.

Le bread fruit ou fruit à pain: consommé cuit au feu de bois, ou bouilli, il ressemble un peu à la patate, en plus farineux et fade.

Le kassava: une racine aussi, appelé yuka dans sa version sudaméricaine, il est consommé bouilli ou plus rarement frit.

Le poisson: consommé partout évidemment, car à Fidji, on n’est jamais loin de la mer! Il reste cependant un produit plus onéreux.

Le coco: souvent utilisé pour faire une sauce froide et accompagner le poisson.

Les “currys”: il existe quand même à Fidji une cuisine épicée, répandue grace aux 38% de population d’origine indienne, les Indo fidjiens: plats à base de riz, naan et autres plats en sauce d’origine indienne. Les Indo-fidjiens ne sont pas tous végétariens.

Le lovo: four souterrain construit avec des pierres chaudes utilisé le plus souvent pour les fêtes. Il fait partie des traditions fidjiennes.

Un plat couramment servi dans les familles les plus modestes sont des noodles avec du maquereau en boite! Véridique! Si vous allez d’ailleurs dans un supermarché, vous allez voir le rayon “boites de conserve” et vous allez être étonnés de l’espace occupé par ce genre de denrées.
Il est assez courant au petit déjeuner que les femmes préparent des pancakes, des crêpes ou des beignets. La boisson la plus populaire du matin est le thé! Parfois servi avec du lait (white tea).

MONNAIE ET COUT DE LA VIE

La monnaie est le dollar fidjien, soit 1fdj=0,40eur (2020) ou 1eur=2,50fdj
Il est possible de retirer de l’argent un peu partout, sauf dans les villages et les iles reculées. Aux Yasawas, il vaut mieux prendre de l’argent liquide avec soi, sauf si vous restez dans un resort où la carte bancaire est largement acceptée.

Le cout de la vie est très bon marché, nous louons un appartement à Sigatoka pour 900fdj par mois, et si tu fais tes courses au marché, tu mangeras aussi pour pas cher! Pour une maison à la fidjienne et dans un village, on peut trouver à moins, 500fdj non meublée.

Internet et téléphone: les forfaits sont à un prix raisonnable, compter environ 25fdj pour un mois, 50gb, appels au même opérateur. Le réseau est bon dans l’ensemble, sauf aux Yasawas où il faut choisir Vodafone. Bureau à l’aéroport et dans les principales villes.

LES 3 ILES PRINCIPALES Á VÉLO, UNE EXPÉRIENCE UNIQUE!

VITI LEVU

Avec une superficie de 10000 km2, soit environ 130 X 90km, Viti Levu est la plus grande des iles. C’est aussi la plus peuplée, avec environ 600000 habitants repartis principalement sur le littoral et dans les deux plus grandes villes: Suva, la capitale, et Lautoka dans le Nord de l’ile. L’aéroport international se situe aussi sur cette ile, à Nadi.

Port Denarau est le point de départ habituel pour les bateaux dans les différents archipels, que ce soit pour les Yassawas ou les Mamanucas. On trouve aussi là de nombreux hotels et résidences de luxe, un golf et une grande marina pour les yachts. Toute la zone, dont l’accès est controlé, est artificielle et reservée à l’usage des touristes. Nous y passerons clandestinement une nuit, en installant notre tente sur un coin de pelouse de l’immense golf!
Lors du covid, les liaisons par bateaux sont suspendues, nous partirons donc dans les iles avec des pêcheurs depuis le port de Lautoka, utilisé par les locaux et les bateaux de marchandises.

MUD POOLS ET JARDIN DU SLEEPING GIANT

Ces deux sites se trouvent sur la même route en mauvais état et peuvent se visiter en une demi journée de Nadi ou Lautoka par exemple.

Le jardin du Sleeping giant (18fdj pp) est composé d’un jardin d’orchidées à l’entrée et de chemins dans la forêt, qui arrivent à un petit point de vue. Je m’attendais à un jardin botanique avec beaucoup plus de diversités de plantes et d’explications, une balade agréable certe mais je suis un peu déçue surtout pour le prix, exhorbitant si on le compare au cout de la vie locale.

Les muds pools ou “piscines de boue” (20fdj pp), un peu plus loin, ont l’interêt d’être originales. Il s’agit d’un bassin dont le fond est boueux et 2 autres petites piscines d’eau chaude. La boue aurait des vertus enrichissantes pour la peau. Il fait un peu chaud quand on arrive. On n’a donc pas très envie de se mettre dans les piscines tout de suite. On s’enduit le corps de boue (ne pas risquer de mettre un maillot de bain blanc, il pourrait rester taché…). On laisse sécher et on va se rincer ensuite dans l’eau. Il se met alors à pleuvoir et la température raffraichit. Ne pas y aller en pleine chaleur de la journée car l’eau des 3 bassins est vraiment très chaude!

VOLI VOLI

Voli Voli est d’abord un resort, mais la plage juste devant est très agréable. Pas d’accès public. Il faut passer par le resort et consommer pour pouvoir s’y baigner.

DUNES DE SABLE DE SIGATOKA

Nous habitons juste à coté, à 4km, pendant quelques mois, lors de l’apparition du covid à Fidji. Nous allons aux dunes parfois, l’endroit est très agréable et il n’y a personne. Normal car c’est fermé pendant toute la crise du coronavirus. Nous entrons tout de même par le village d’à coté. L’accès se fait en escaladant une des grandes dunes. On se retrouve à environ 150m d’altitude, juste à coté de l’Océan et au milieu du désert de dunes. Certaines sont recouvertes de végétation. Superbe vue. La mer ici est agitée et il est possible de traverser jusqu’à la plage très sauvage et remplie de débris végétaux!

NATADOLA (prononcer Natane-dola)

La plus belle plage de Viti Levu et une des plus belles de Fidji! La baie est large, tranquille, l’eau est bleue turquoise et le sable blanc. Longue de plusieurs kilomètres, une partie de la plage se découvre à marée basse tandis que l’autre partie reste très sauvage. Quelques bancs de sable formant de minuscules ilots apparaissent aussi lorsque la marée descend.

NADI (prononcer Nane-di)

Le grand marché: il est interessant de se promener dans le marché du centre ville, où l’on trouve fruits et légumes de saison, des épices souvent utilisés par la population indo-fidjienne, mais une grande place est aussi reservée au kava!

Le temple SRI SIVA SUBRAMANYIA est un exemple de temple tamoul très coloré décoré d’une multitude de statues des différents dieux hindous. On y vient pour prier et laisser des offrandes aux différents dieux. Les visites sont possibles ici, accompagnées d’un guide, un fidèle qui attend les visiteurs.

NABALASERE ET LES SAVULELE FALLS

Joli village perdu au milieu des montagnes, Nabalasere est surtout connu pour sa grande cascade, qui se jette dans un magnifique bassin à l’eau transparente verte turquoise au milieu de la forêt!

La route pour y accéder depuis la route principale est en très mauvais état, surtout maintenant à la saison des pluies. À vélo, nous mettons plus de 6h pour parcourir à peu près 25km de piste! Par contre, le paysage est superbe et les villages de montagne reculés sont très authentiques.

Nous sommes par contre très déçus de l’accueil de la fille du chef du village qui, dès notre arrivée et sans même avoir le temps de nous installer, nous parle d’argent pour visiter la cascade, du prix des repas, du prix de la nuit, et pas question de négocier! On sent que ce village est très réputé et fait l’objet de nombreux tours organisés. Les villageois vivent donc du tourisme, à la différence des villages voisins. Ici, pas de plantations ni de production de quelque produit que ce soit, on attend juste patiemment que les touristes arrivent, c’est plus rentable, et surtout beaucoup moins fatiguant! Donc pendant la saison des pluies, lorsque la fréquentation touristique baisse d’une manière générale dans tout l’archipel, on a la sensation de se faire “harceler” et arnaquer aussi! En tout cas, nous nee savions pas la pratique ici, bien différentes de tous les autres villages traversés jusqu’à présent et nous sommes un peu choqués par cet accueil froid et autoritaire.

Nous décidons de camper. C’est gratuit! La nourriture du diner, 10 fdj pp, est excellente, variée et abondante! Ne venant pas accompagnés par un guide ou par une agence, on se sent très surveillés, une personne nous escorte presque en permanance d’un endroit à l’autre dans le petit village ce que nous trouvons absurde.

Même chose le lendemain matin, quand une personne nous attend devant la tente pour nous emmener à la cascade, alors que nous sommes à peine levés. La cascade n’est vraiment pas loin, à peine 20 minutes de marche, mais il est hors de question d’y aller seuls. Un guide doit nous accompagner et rester avec nous toute la durée de la visite! Nous pensions pouvoir profiter tranquillement et librement de cet endroit fabuleux mais le guide ne veut en aucun moment nous laisser seuls. Il est sympa et nous discutons bien avec lui. Après tout, ce sont les règles. On visite la cascade, et on se baigne dans le bassin, à quelques mètres en contrebas, éclairé par les 1e rayons du soleil. On peut apprécier sa couleur verdoyante, qui rayonne grace à une lumière exceptionnelle. On serait bien restés toute la journée mais le guide doit rentrer et nous raccompagner.

De retour à notre tente, nous décidons de partir de ce village. Il est très joli, le cadre est splendide mais nous ne nous sentons pas libres. Il y a trop de règles pour nous qui sommes habitués à voyager à vélo. Une expérience différente, la dernière de ce genre pour nous!

VANUA LEVU

A Vanua Levu, 2e plus grande ile de l’archipel, l’immersion dans les “Fdiji profondes” au milieu de la forêt et dans les villages perdus est garantie! Nous décidons de partir à l’aventure sur la route la moins empruntée dans des zones peu peuplées, où les gens vivent parfois sans électricité. Il est difficile de trouver à manger, il n’y aucun restaurant, aucune boutique! Nous ne croiserons que quelques voitures par jour, moins de 10, et pas un Blanc!

Le défi est de taille à vélo, étant donné l’état de cette route, surtout pendant la période des pluies, et le relief! Certains moments sont très difficiles, car il faut pousser le vélo chargé dans les pentes très raides, souvent sous la pluie et dans les graviers qui glissent! Mais aussi moralement, car on n’avance pas: à peine 4km/h et ce sentiment de faire du sur-place est terrible… On a l’impression de ne pas en voir le bout!

Mais le challenge en vaut la peine. Nous traversons de sublimes villages perdus dans la brousse, et dont les habitants ont rarement vu des touristes! Pour certains, nous sommes les 1ers qu’ils voient à vélo! Les enfants s’approchent de nous et de nos vélos chargés, timides et curieux. Les villageois nous accueillent à bras ouverts chez eux sans jamais rien attendre en retour. Une expérience chaleureuse qui compense largement les efforts fournis.

Ce sont tout d’abord 150km jusqu’à Savusavu, où nous ferons une halte de quelques jours pour nous reposer, cuisiner et visiter la baie tranquille, puis 80km sur la Hibiscus highway jusqu’au port de Natuvu, pour ensuite embarquer sur le bateau direction Taveuni!

À VOIR À VANUA LEVU

MAROROYA FALLS

En chemin vers le village de Nukubolu, la cascade de Maroroya est indiquée sur la droite de la piste. Il faut ensuite marcher environ 20 minutes dans la forêt sur un petit sentier en pente. Il est possible de se baigner dans le bassin de la cascade, un joli filet d’eau au puissant débit d’environ 20 mètres.

VUADOMO WATERFALL

Une petite cascade qui se jette dans un bassin où il est parfois possible de se baigner. Nous arrivons quand il se met à pleuvoir et la taille de la cascade augmente de façon considérable! L’eau claire devient soudain couleur terre et le débit d’eau qui s’écoule est impressionnant!

SAVU SAVU

Jolie baie tranquille où les voiliers semblent aimer s’arrêter, même si nous ne croisons pas beaucoup de touristes. Nous nous en servons comme étape pour réparer nos vélos, cuisiner, nous reposer. Quelques bons restaurants et un grand marché en ville.

TAVEUNI

L’ile “jardin” porte bien son nom! Des 3 iles principales, c’est ma préférée. Petite, verte, on y trouve de belles plages tranquilles et des cascades impressionantes!
Connue aussi pour la plongée, Taveuni attire de nombreux touristes mais ils restent souvent dans leur resort entre plongée et plongée et ne s’immerge pas dans la nature profonde de Taveuni.
Nous y sommes en mars, à vélo, en pleine saison des pluies et nous ne croiserons pas grand monde!

Nous vivons d’ailleurs les 1ers jours de la crise du covid ici, lorsque le monde entier se confine, nous entendons parler pour la 1e fois des nouvelles mesures de sécurité pour éviter la propagation du virus. Les frontières sont sur le point de fermer. Nous déciderons donc de rentrer sur Viti Levu.

À VOIR À TAVEUNI

LES WATERSLIDES

On y accède par la route qui mène à la prison. Il faut passer devant et prendre un petit chemin juste en face du poste de garde. Prendre le minuscule sentier entre la végétation à droite juste avant le cours d’eau. Il faut ensuite suivre ce petit cours d’eau jusqu’aux cascades. Attention, la roche ici est très glissante. Les cascades et les bassins ne sont pas très grands mais ils forment une espèce de toboggan géant. On devine où les gens se laissent glisser. On est seuls ici! Puis on se laisse tenter et on glisse à notre tour, la 1e fois en faisant attention de ne pas heurter les roches! C’est très amusant et l’eau est très rafraichissante!

LA LIGNE DU MÉRIDIEN 180, OU LIGNE INTERNATIONALE DU CHANGEMENT DE DATE

Non loin de là se trouve la ligne du méridien 180, connue dans le monde entier pour délimiter la date. On est vraiment surpris de ne voir qu’un tout petit panneau. Cet endroit géographique délimite la date d’aujourd’hui de celle d’hier! Taveuni se trouve au milieu donc une partie de l’archipel des Fidji et la moitié de Taveuni est en théorie à la date d’hier! Mais pour des raisons évidentes, le pays en entier a décidé de se placer au jour d’aujourd’hui, ce qui correspond aussi à la même date que les principaux alliés économiques voisins (Australie, Nouvelle Zélande, Samoa, Tonga). La Polynésie Française par exemple, qui n’est pas si eloignée, est à la date d’hier, tout comme les Etats-Unis!

TAVORO FALLS

3 cascades séparées de quelques centaines de mètres de forêt se visitent au nord-est de l’ile et font partie du parc national de Bouma. L’endroit est plus reculé et on passe plusieurs petits villages pour y arriver. L’entrée est payante (32fdj pp) et l’accès se fait depuis la route principale. La visite est très agréable. La 1e cascade est à seulement 10mn de la route, par un sentier aménagé. Pour arriver à la 2e cascade, la plus grande et située au milieu d’un écrin de verdure, il faut grimper un peu plus. Prendre de bonnes chaussures car le sentier est glissant, surtout pendant la saison des pluies. Pour accéder à la 3e cascade, on devine le chemin en traversant le bassin de la 2e cascade puis en montant un peu. La 3e est plus petite mais charmante et très sauvage.
Les 3 cascades se jettent dans un bassin où il est possible de se baigner. L’eau est fraiche, ça fait du bien! Attention toutefois à ne pas glisser.

LAVENA

Lavena est au bout de la route du coté est. La route s’arrête et un sentier cotier prend le relai pour y découvrir de jolies plages et une cascade après quelques heures de marche. La randonnée se paie au village et un guide accompagne les visiteurs. En saison des pluies, se renseigner sur l’accessibilité, car le chemin est parfois trop boueux et la cascade inaccessible. Nous ne pouvons pas faire cette balade en raison des fortes pluies des derniers jours.

PLAGES

Plusieurs plages et baies tranquilles au nord de Somosomo, dont la plus connue est la plage de Prince Charles. Le restaurant panoramique Tramonto offre d’ailleurs une superbe vue sur les plages des alentours et ses eaux bleues vertes turquoises.

RANDO DANS LES ILES LOFOTEN: ENTRE MER ET MONTAGNES

DE GORAK SHEP AU KALA PATTAR